Chanson de la journéeAvant de partir vers ma nouvelle vie, il fallait que mes nouveaux parents signent quelques feuilles. Par la suite, c'était réellement le temps de partir. On se dirige tous les trois vers la sortie et avant de partir pour de bon, je regardai pour la dernière fois l'endroit. Qui sait, peut-être que cela serai la dernière fois que je viens? Je regardai dans un cadrage de porte et je vis Julia. Elle avait les yeux rouges et gonflés. Je l'a regardai et lui fit un sourire rassurant. Celle-ci court vers moi et ce jette dans mes bras. Elle me dit tout bas :
-« Oublies pas ma lettre.
- Je ne l'oublierai pas, lui répondit-je »Encore une fois, la petite pleurait. Il faut dire que cette scène était remplie d'émotions. Les larmes montèrent jusqu'aux yeux mais je me battais pour ne pas les laisser s'échapper. Je retirai mon collier et me mis a genoux en face de Julia. Je le lui tend.
-« Gardes ca précieusement avec toi. »
Elle me regarda avec un sourire et me dit :
-« Merci. Je t'aime grande s½ur... »Je ne répondais pas à cela. Je fis qu'un simple sourire et me retourna. C'était l'heure de partir. Les deux qui allaient être mes parents m'attendaient dehors. Je les rejoint. Mon soit disant père m'ouvre la porte de l'auto. Je rentre et m'assis. Par la suite, les deux rentrent. Je ne leur ai toujours pas adressé la parole. C'est maintenant que je décide de parler.
-« Merci de m'accommoder chez vous. »Ma nouvelle mère se dressa pour ainsi pouvoir me voir. Elle me sourit. Mon nouveau père me regardait dans le rétroviseur avec lui aussi, un sourire.
-« C'est nous qui te remercions!, me répondit la 'mère'.
-Au fait, tu ne connais même pas nos noms..., dit le 'père'
- Quelle impolitesse que nous avons. Je me présente. Je suis Marie-Anne.
- Et moi je suis Éric. »Alors, il y a finalement des noms pour les nouveaux visages de ma vie.
-« Alors, parles-nous de toi, me dit Marie-Anne
- Je n'aime pas vraiment parler de moi. Je vais dire tout se qui est de base, mais j'ai de la misère à m'ouvrir au gens. J'espère que vous allez me comprendre et me laisser m'habituer avec mon temps. Je vais paraître toujours distraite et solitaire. Mais cela fait que je suis moi. Vous savez sans doute que j'ai perdu ma famille et tout était de ma faute. »Éric me coupa la parole.
-« Ma chère petite, cela n'est pas de ta faute. Ne dis pas ça.. Il y a des accidents a tout les jours et des fois, sa arrive au meilleurs des personnes. »Il me regardait toujours dans le miroir et me fit un sourire. Je continue donc mon discours.
-« Vous savez sans doute mon prénom. Je suis Maeva.
- J'ai toujours adorée ce prénom la, dit ma nouvelle mère. »Le reste du chemin se passa en silence. Ce qui avait à dire était dit. Il faut dire que quand tu ne connais pas la personne, il y a vraiment rien à dire. La route n'était pas longue. Ce qui était parfait pour moi. De un, je n'aime pas être dans des autos. De deux, c'était proche du cimetière où était enterrée ma famille. Je pourrais donc leurs rendre visite. Je connaissais déjà les endroits de ce quartier. L'auto s'arrêta finalement en avant d'une immense maison marbrée. Il y avait tout plein de fenêtres ce qui, d'après moi, devait vraiment éclaircir la maison pendant les journées de soleil. En arrière de la maison, il y avait un bois. Parfait pour faire des petites randonnées ou tout simplement pour être seule. Pour moi, la maison me paraissait très luxueuse comparée à l'orphelinat. Même plus luxueuse des autres foyers dont j'ai déjà vécu auparavant.
-« Tu aimes ta nouvelle demeure?, me dit Marie-Anne.
- Oui, lui répondit-je. C'est proche du cimetière où est enterrée ma famille. »Je rentrai dans la maison. Éric amenait mes valises. Marie-Anne m'indiquait le chemin qui menait vers ma chambre. A date, la maison était très belle. Très espacée et lumineuse. En fait, très gaie.. Je rentrai dans ma chambre et Marie-Anne me dit nerveusement :
-« J'espère que tu aimes le bleu et le mauve. Je me suis un peu emportée dans ta chambre. Je voulais que tout soit parfait. Si jamais tu n'aimes pas les couleurs de ta chambre... »Je l'a coupa.
-« Non, vraiment, j'aime beaucoup. C'est mes couleurs préférées en fait. Déjà avoir une chambre à moi toute seule c'est assez. Merci beaucoup! »Ma chambre était relativement grande. En tout cas, plus grande que celle à l'orphelinat. Comme Marie-Anne avait bien dit, les couleurs contenaient du bleu et du mauve. Mon lit, était un lit immense pour une personne. Je pourrais quasiment m'y perdre dedans. Les couettes étaient couleur lavande.. J'avais une petite table à cotée de mon lit fait en bois. J'avais même une télévision à écran plat dans ma chambre. De plus, j'avais un bureau avec un ordinateur. Il faut dire que tous ces logiciels, je ne savais pas comment les utiliser. C'était tout nouveau pour moi. Pendant que je contemplais ma nouvelle chambre, les deux s'approchèrent de moi et me prirent dans leurs bras.
-« Je suis content que tu sois notre fille. Nous ne te laisserons jamais, me dit Éric. »
Je ne voulais pas répondre à cette remarque la. Les deux virent que j'avais les larmes aux yeux. C'est pendant des temps comme ca que je m'ennuie extrêmement de ma famille. Les deux vit que j'avais les larmes aux yeux. Ils savaient que j'avais besoin d'être seule. D'après moi, ils connaissent mon histoire. Mon passée et ma famille. L'accident. Tout quoi! Je commençais à défaire le peu de choses que j'avais dans ma valise. Je mis le cadre de ma famille sur la petite table a cotée de mon lit. Je vidais le peu de linge sur mon lit et alla vers ma garde-robe. J'ouvris la porte et à l'intérieur, je retrouve tout plein de fringues. J'avais vraiment de toutes sortes. Je rangeai donc mes fringues dans ma garde-robe. Par la suite, je m'assis sur mon lit et contempla la lettre de la petite Julia. Déjà, je m'ennuyais d'elle. Même si je ne montrais pas que je l'aimais autant, je l'aimais de tout mon c½ur. Je ne le montre pas par crainte du pire. J'ouvris la lettre et lus :
Je t'aime et je t'aimerai pour toujours ma grande s½ur. Je ne vais jamais t'oublier. Gros bisous! Julia.Bien sur il n'y avait pas de longs paragraphes. Elle apprend à écrire. Même à ça, à l'école de l'orphelinat, on n'apprend pas beaucoup de choses. C'est grâce à moi si elle sait écrire un peu et lire. En bas de la phrase qu'elle m'avait écrite, il y avait un dessin de deux personnes. Par-dessus les personnes, il y avait nos prénoms d'inscrits. Cela me mit les larmes aux yeux encore une fois. Je rangeai la lettre dans ma table. J'étais soudainement très fatiguée. Même s'il n'était pas l'heure de dormir, je m'endormis.
Je me réveilla quelques temps après avec ...